Sadio Mané « J'ai appelé ma mère en première après ma ...Regardez !

 
Portrait de Sadio Mané , attaquant à Liverpool
Sadio mané loge à Barcelone et son idole serait Ronaldinô. Son sobriquet c'est-à-dire son surnom, c'est toujours Ronaldinô. Le meilleur joueur de leur école de foot est Abdourahmane Diallo qui est présentement en France. Pour les tatouages, il n'est pas preneur. Lors de sa signature avec Liverpool, la première personne qu'il a appelé au téléphone c'est sa maman...


En vérité, ses dribbles chaloupés trahissent ses talents de danseur. S'il n'était pas joueur, il aurait pu finir danseur de kizomba. Les pistes de danse de Bambéto n'ont plus de secret pour lui. Sadio Mané allait de village en village à la recherche du bon son, raconte son ami d'enfance, Boubacar Diémé Diatta, qui nous ouvre les portes de sa demeure familiale. A Bambali, quand on évoque le nom de Sadio Mané, c'est un sentiment de fierté qui se lit sur tous les visages. Bambali, village perdu dans le fin fond de Sédhiou, bombe le torse pour avoir bercé le joueur Africain le plus cher de l'histoire.

« Sadio est un bon danseur de Cabo (une danse en provenance de la Guinée très prisée par les jeunes Casamançais). On prenait le vélo de mon père pour aller en soirée dans les villages environnants. Néanmoins, il jouait bien au football. C'est un phénomène », narre son ami, un brin nostalgique. Ses souvenirs d'enfance sont racontés avec passion.

Sénior à l'âge de 15 ans

« A l'école, il jouait déjà au football. Il l'avait dans le sang, se souvient son ami. A la descente de l'école, au lieu de rentrer, il prenait son ballon pour aller jouer encore. A la maison encore, il se couchait sans même prendre de douche à cause du foot. Il disait qu'il n'y avait que le foot qui l'intéressait et quand il aura de l'argent il prendra le temps de prendre des douches». En vérité, Sadio n'allait à l'école que pour y apprendre le strict minimum : lire, écrire et parler un tout petit peu français.

Avec son ami Boubacar, Sadio Mané fait partie des rares à intégrer directement la catégorie Senior de l'équipe de Bambali. Il n'avait que 15 ans à l'époque.

Un des plus beaux souvenirs que le jeune joueur a laissé à son village reste, sans doute, la finale des phases départementales à Sédhiou gagnée en 2007 face à Tintinkong. « Un de ses meilleurs matchs. Le score s'est soldé par un but à zéro. Comme d'habitude, il a donné la passe décisive à l'attaquant de Bambali Beroto qui a marqué le but », se remémore son ami. En 2008, Sadio Mané joue son dernier match à Bambali face à Marsassoum, avant d'intégrer Génération Foot dans le département de Rufisque en 2009.

Appelez-le Ronadinho

Malang Dioulaba Diatta se rappelle, lui aussi, des beaux jours du jeune Sadio Mané, qu'il a encadré dans le championnat populaire. « On l'appelait Ronaldinho, tellement il aimait jouer comme lui. La preuve, il pouvait dribbler l'adversaire qui est à deux mètres de lui avec un simple geste, sans toucher le ballon. Il peut dribbler cinq personnes avec ses contorsions et mouvements. Sadio est un phénomène hors du commun. Pour faire plaisir aux supporters, il aimait amener le ballon vers eux, effaçant ses adversaires. Ce qui surexcitait la foule. En faisant cela, il était content. Il adorait le spectacle. Même les supporters adverses étaient séduits par son jeu  », nous confie le formateur.

Voleur de pommes de cajou

Sadio Mané c'est aussi la vie d'un «boy» normal. Comme les jeunes de son âge, il passe son temps libre à trainer entre potes et à chaparder des pommes de cajou. « Pendant l'hivernage, on allait dérober des pommes de cajou ou des arachides dans les champs des autres », raconte Boubacar Diémé Diatta. Malgré ses quelques errements, son objectif était de conquérir les stades internationaux.

« Petit, il m'avait dit qu'il allait jouer en France. Je lui répondais qu'on était en Afrique au fin fond du Sénégal. Mais, l'avenir lui a donné raison», confie son oncle.

«Je ne le croyais pas, mais il croyait en lui. Même dans les matches de navétanes, il me le répétait. Et un jour, il m'a appelé pour m'annoncer qu'il a signé à Metz. Cette nuit-là, je n'ai pas fermé l'œil, tellement j'étais content », raconte son ami et complice, Boubacar.

Fils de footballeur

Sadio Mané est issu d'une famille polygame. Son Papa était aussi footballeur. En dépit de cela, la famille était réticente à l'idée de le laisser vivre sa passion. Mais, il savait s'y prendre pour se soustraire à l'interdiction des parents, raconte son oncle Salif Mané. Mais pour beaucoup, cette peur irrationnelle de ses parents serait liée au destin d'un fils de la localité, un nommé Malang «Dosé». Décédé à la fleur de l'âge, on raconte qu'il a fait les frais de la rivalité entre Bambali et Sédhiou.

Bienfaiteur de Bambali

Aujourd'hui, Sadio Mané connaît un succès fou mais, garde les pieds sur terre. Il est resté le même avec ses vieilles habitudes et ses amis. « Au retour de vacances, c'est lui même qui prépare le thé pour eux, avec qui il est en contact permanent. Et Babacar est resté son meilleur ami », explique son oncle.

Cette année (2016), il a amené ses deux parents et son oncle à la Mecque. A Bambali, il a reconstruit la mosquée de la commune. Il est aussi parrain de tournois et apporte des soutiens de toute nature à la commune. La rumeur dit qu'il travaille sur un important projet pour la commune. Un nouveau terrain ou un centre de foot ? On donne sa langue au chat.

Sadio avant Mané

La vie de Sadio Mané n'a pas toujours été un conte de fée. Une ascension fulgurante après des débuts difficiles à Bambali puis à Rufisque, il s'envole pour la première fois à Metz.  Ligue 1 française. 2012, ses premiers succès. Pour sa première en France, il joue 19 matches, 12 en tant que titulaire, et marque un but en solitaire lors d'une défaite ( 2 – 5 ) contre Guimgamp au stade Saint-Symphorien. Malheureusement, le club est relégué en national.

Sadio Mané signe avec le club autrichien Red Bull Salzbourg pour 4 millions d'euros. Il devient troisième plus gros transfert dans l'histoire du Fc Metz. Pour ses premiers matches, il réalise un triplé pour le club autrichien en troisième tour de la Coupe d'Autriche contre Kalsdort.

2014, l'année de la consécration. Sadio Mané rejoint la Premier League anglaise. Il signe à Southampton un contrat de 15 millions d'euros, environ 10,5 milliards FCFA pour quatre ans. Son triplé en 2 minutes 56 secondes contre Aston Villa émerveille le monde. Il entre ainsi dans l'histoire du football. La légende commence à s'écrire pour le fils de Bambali. Aujourd'hui, il fait les beaux jours de Liverpool.

Né le 10 avril 1992 à Bambali Beroto, ancien chef-lieu de communauté rurale devenu commune dans le département de Sédhiou, Sadio Mané fait déjà tomber les records. En 2015, il devient le joueur africain le plus cher. Montant du transfert : 40 millions d'euros, 28 milliards FCFA. A 24 ans, il bat le record de Diouf, 12 milliards.

Ses performances en League anglaise ont fini par séduire la Tanière, où il est la nouvelle star incontestable. Certes, il n'a pas le feeling de Diouf, la dégaine de Fadiga ou la beauté de Bèye, mais il met le feu aux stades.

 

 

 

Sadio Mané: « J'ai appelé ma mère en première après ma signature à Liverpool »

 » Quand j'avais 15 ans, j'ai quitté ma petite ville pour rejoindre Dakar avec mon oncle. C'est là qu'il y avait des sélections , se remémore celui qui vient d'être désigné 39e au classement Goal 50 de l'année 2016. Il y avait de jeunes footballeurs qui venaient de tout le pays. C'était bien organisé. Je n'oublierai jamais ce soir-là. Aujourd'hui, j'en ris, mais à ce moment-là, il y avait un vieil homme qui me regardait comme si je n'étais pas au bon endroit. Il m'a demandé : « tu es venu faire des essais avec ces chaussures et ce short ?! ». Je lui ai répondu que c'était les meilleurs habits que j'avais et que tout ce que je voulais c'était jouer et montrer de quoi j'étais capable. Ensuite, je suis entré sur le terrain et j'ai pu voir la stupéfaction dans ses yeux. Il est venu vers moi et m'a dit : « je te prends, tu vas jouer dans mon équipe ». Et c'est là que j'ai été invité à rejoindre l'académie ».

Pour qu'un joueur Sénégalais quitte son pays pour rejoindre l'Europe, il doit passer par de très nombreuses étapes. Il y notamment l'escale au centre Generation Foot, par lequel ont aussi transité Diafra Sakho et Papiss Cissé . « Aussi longtemps que je me souvienne, je me rappelle que j'ai toujours eu un ballon dans mes pieds, poursuit Mané . Je le prenais partout où j'allais. J'ai commencé dans les rues. Ensuite, j'ai commencé à aller voir les matches, en particulier lorsque l'équipe nationale jouait. Je voulais voir mes héros et m'imaginer à leur place. Il y avait une énorme excitation au pays en 2002 durant la Coupe du monde quand le Sénégal a atteint les quarts de finale. Et à l'époque, je ne pensais déjà qu'au football ».
« Dans mon village, tout le monde me disait que j'étais le meilleur. Mais, dans ma famille, on n'était pas très foot. La religion occupait une place à part et ils voulaient un destin différent pour moi. J'ai commencé à les convaincre que je pouvais percer dans ce domaine quand je suis parti pour Dakar. Au début, ils ne l'acceptaient pas mais à partir du moment où ils ont pu mesurer ma volonté de réussir, ils m'ont aidé. Mon oncle m'a été notamment d'une très grande aide. Et il n'était pas le seul au début ».
« Quand je suis parti pour Dakar, j'ai vécu avec une famille que je ne connaissais même pas. Ils m'ont accueilli, pris soin de moi et ont tout fait pour que ne pense qu'au football jusqu'à ce que je parte à Metz » .
Avant qu'il ne quitte Salzbourg pour l'Angleterre en 2014, Mané a eu une offre énorme du Spartak Moscou. Il y avait une très belle opération financière à la clé. Mais, l'argent n'était pas son moteur. Soucieux de surtout réaliser une belle carrière sportive, il espérait que le Borussia Dortmund, qui le suivait également, puisse concrétiser l'intérêt qu'il avait à son égard . « J'étais si excité, dévoile-t-il . Je ne pouvais pas y croire. Je pensais pouvoir aider cette équipe, qui était déjà si performante. Je m'étais habitué à les voir chaque fois à la télé ». Au final, il n'y a pas eu d'accord trouvé avec Salzbourg. Mais, la réunion avec Jurgen Klopp n'était que partie remise.

« Ça ne s'est pas fait, c'était frustrant. Mais c'est la vie. Rien n'arrive facilement. Je me suis dit qu'il fallait juste que je continue à travailler. Que quelque chose de grand allait forcément finir par se produire. Et c'est ce que j'ai fais. Je suis allé à Southampton. J'ai continué de bien jouer et Klopp s'est de nouveau intéressé à moi. Aujourd'hui, je suis extrêmement chanceux de jouer sous les ordres d'un des meilleurs entraineurs au monde. Je suis très content de pouvoir apprendre de lui chaque jour au quotidien ».
Lorsqu'il a marqué son but contre Arsenal à l'Emirates Stadium, Mané est allé directement se jeter dans les bras de Klopp. Une scène qui a trahi tout l'attachement que porte le joueur pour son manager. Une recherche d'affection parce qu'il a quitté les siens trop vite ? « J'étais très jeune et ce n'était pas facile de quitter tout ce que j'avais. Ma famille m'a beaucoup manqué, et en particulier ma maman et ma soeur. Mais être footballeur est tout ce que je voulais. Et je savais que ces moments difficiles allaient m'aider à réaliser mon rêve. Il y a beaucoup de gens qui ont grandi avec moi, qui étaient de meilleurs athlètes que moi, mais qui n'ont pas eu la chance de percer. Je savais que les étapes difficiles allaient m'aider à réussir. Aujourd'hui, je suis là, sans regret et je réalise mon rêve ».
À Anfield, Mané a surpris par sa rapidité d »adaptation. Outre sa relation particulière avec Klopp, qu'est-ce qui explique cette intégration réussie ? « L'une des qualités qu'un footballeur peut avoir c'est de ne pas trop réfléchir. Spécialement, quand on arrive dans un club tel que Liverpool. Moi, dans ma tête, je savais que j'arrivais dans un club qui me voulait et que le coach me connaissait très bien. Et je suis venu ici pour travailler dur et aussi aider. C'est sur quoi je me suis concentré. Que les choses se passent bien ou mal, j'aurai fait de mon mieux. Aujourd'hui, je suis très heureux de faire partie d'une équipe aussi talentueuse où chacun travaille pour l'autre. Être entouré de très bons coéquipiers, ça aide ».
En se retournant aujourd'hui, Mané mesure tout le chemin qu'il a accompli depuis ses débuts comme footballeur : « Quand tu es un jeune garçon, tu crois tout savoir du football. Tu veux faire les choses à ta façon. Mais j'ai appris tellement de styles de jeu différents, de tactiques différentes et aussi à comment être un joueur plus complet. Tous les coaches que j'ai eus depuis l'académie m'ont énormément apporté. Je suis quelqu'un qui est toujours à l'écoute et qui aime apprendre. Je suis encore jeune et j'ai toujours envie de m'améliorer. Chaque jour est une nouvelle chance de travailler dur pour se donner de meilleures chances de réussir ».

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