Maodo Malick Mbaye, milieu de terrain Carpi: «Je suis sénégalais et fier »

Maodo Malick Mbaye, milieu de terrain Carpi: «Je suis sénégalais et fier »
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Actuellement sous les couleurs de Carpi (série B Italie) sous forme de prêt par Chievo où il appartient jusqu'en 2021, Maodo Malick Mbaye est né à Thiès et formé au Cneps Fc. Dans cette interview avec wiwsport.com, il retrace son parcours et ne cache pas ses ambitions de venir défendre les couleurs du Sénégal. 
 

Sous les couleurs de Carpi cette saison, comment avez-vous fait pour atterrir dans ce club ?

Maodo Malick Mbaye : J'ai quitté le Sénégal en 2011 pour rejoindre l'Italie. Arrivé ici (en Italie), j'ai rejoins le centre de formation de Trento, à l'époque j'avais 16 ans. Après six mois passés dans ce centre, j'avais enchainé des séries de performances et par la suite les dirigeantsde Chievo Verone ont fait appel à moi. De là-bas, je m'étais dis que j'étais venu pour m'imposer afin de pouvoir rejoindre un jour l'équipe A. Etant jeune, je savais déjà que ce n'était pas facile donc il me fallait beaucoup de concentration pour atteindre mes objectifs.

Par la suite, qu'est ce qui s'est passé avec Chievo Verone?

Je suis resté dans le club et j'ai remporté le championnat avec les U18 lors de la saison 2013-2014. Souvent le coach des réserves faisait appel à moi  pour prêter main forte à l'équipe. Je me disais que s'était une opportunité que je devais saisir car évoluer avec cette grande équipe serait une source de motivation pour moi.  Donc Il me fallait montrer au coach que j'avais du talent pour évoluer avec la réserve afin de rejoindre un jour l'équipe A. J'avais un défi à relever. J'ai été appelé pour la première fois chez les pros lors d'un match de Coupe d'Italie où j'ai fait une belle prestation. Et finalement j'ai gagné la confiance du coach pour rester avec l'équipe A jusqu'à la fin de la saison 2013-2014. Mais malheureusement avant l'entame de la nouvelle saison 2014-2015, les dirigeants de Chievo Verone ont changé de coach. A mon niveau, je ne voulais pas rester dans le club sans avoir de compétition car le nouveau coach faisait confiance aux anciens alors que j'étais très jeune. Les dirigeants du club ainsi que le directeur du club ne voulaient pas que je quitte le club,  mais je n'avais pas d'autre solution. Et finalement ils ont décidé de me prêter à Carpi qui évoluait à l'époque en Série B (2014-2015).

Une fois à Carpi, vous avez conduit l'équipe vers la montée en Série A avec une performance en dent de scie...

D'une part cela est dû à l'expérience déjà vécu avec Chievo. Mais d'autre part aussi quand je suis venu à Carpi, je me suis dit qu'il fallait m'imposer afin d'écrire mon nom dans les plus belles pages de l'histoire de ce club. Donc la première des choses à faire, c'était d'aider le club à retrouver la Série A. Chose qui a été faite. Je commençais à me familiariser avec les supporters du club et les dirigeants qui m'aimaient et me respectaient. Mais à la fin du prêt qui était pour une saison, je suis retourné à Chievo Verone où j'ai passé la préparation hivernale avec l'équipe.

Justement, lors de cette saison 2015-2016 qu'est ce qui s'est passé car vous avez attendu les dernières heures du Mercator pour rejoindre à nouveau Carpi ?

J'appartenais à Chievo mais je savais que malgré mes performances de la saison précédente avec Carpi, l'entraineur n'allait pas me faire jouer alors que j'étais sur une bonne lancée. Le mieux pour moi était de continuer l'aventure avec Carpi dont j'ai été l'un des acteurs de sa mon monté en Série A. Là-bas, tout le monde souhaitait que je reste donc c'était une question de choix et de principe.  Et je suis retourné à Carpi. Par contre j'ai prolongé mon contrat avec Chievo Verone jusqu'en 2021. J'appartiens toujours à ce club.

Vous n'avez pas pu vous maintenir l'année suivant. N'avez-vous pas des regrets du fait d'avoir décliné l'offre de rester à Vérone?

Des regrets ? Non du tout. C'était un choix personnel et je l'assume. Comme je l'ai dis tout à l'heure, je ne pouvais pas rester à Vérone et ne pas jouer. Mieux vaut aller dans un club où je vais me faire un nom et des performances. On a fait une saison dans l'élite et on n'a pas pu se maintenir. Maintenant le plus important pour moi c'est d'aider le club à retourner dans la Série A.

image: http://www.carpicalcionews.it/wp-content/uploads/sites/31/2016/06/mbaye.jpg

Comment se passe votre début de saison avec Carpi?

Pour le moment tout va bien je me concentre sur ma saison et j'essaie de faire de mon mieux pour aider mon club à aller de l'avant. Ici tout le monde m'aime et m'adore. Je sens l'amour et le soutien des dirigeants du club ainsi que les supports qui ne cessent de me témoigner leur reconnaissance. Donc pour leur rendre la monnaie de leur pièce, il faut que je redouble d'effort et travailler davantage pour atteindre mes objectifs.

Et quels sont vos objectifs cette saison ?

Dans un premier temps avoir un temps de jeu suffisant suivi de performance, ensuite aider le club dans sa démarche de retrouver l'élite. Dans tous les cas j'appartiens à Chievo et j'aimerais bien me faire une place dans l'équipe pour les saisons à venir. Par contre mon rêve de gamin a toujours été de porter un jour les couleurs du Milan Ac. J'ai été un amateur du football italien depuis que j'étais petit. On m'appelait Pirlo Andréa.

Après 5ans passées en Italie, comment jugez-vous le niveau du championnat dans ce pays ?

C'est un championnat très physique et tactique. Sur le plan mental aussi il faut être fort pour vite d'intégrer.

En tant que jeune sénégalais, est ce que vous suivez l'équipe nationale du Sénégal ?

Je suis un sénégalais avant tout. Donc c'est normal que je me tourne vers mon pays pour savoir ce qui se passe. Je regarde les matchs du Sénégal car je suis un sénégalais.

Et pensez-vous pouvoir rejoindre un jour la sélection nationale ?

Je suis un patriote et je rappelle aussi qu'en dehors du football je m'investis aussi dans le domaine social. Donc si toutefois on m'appelle un jour je répondrai à l'appel du peuple avec amour et je donnerai tout mon possible. Je serai fier de porter de défendre dignement les couleurs de mon pays. Mon heure n'a pas encore sonné pour défendre mon pays. Mais le moment venu ce sera facile.

Et pourtant en janvier 2014, vous avez frôlé de peu la convocation en équipe A de l'ex sélectionneur des Lions Alain Giresse lors de sa tournée pour la détection de jeunes sénégalais en Italie...

A l'époque, le coach avait fait une tournée en Italie et l'objectif de cette visite était de faire de sorte que les jeunes sénégalais qui évoluaient là-bas ne prennent pas d'autres nationalités. C'est de là-bas que Diao Baldé Keita lors d'un match entre Chievo et Lazio (2013-2014) m'avait fait part desa volonté de défendre un jour les couleurs du Sénégal.  A la fin de la rencontre on avait même échangé les maillots.

Depuis lors que vous n'avez pas eu d'échos des dirigeants du Sénégal, avez-vous pensez à changer de nationalité ?

Je n'ai jamais pensé à changer de nationalité. Je n'y pense même pas car je suis un sénégalais et j'en suis fier. 

Source : wiwsport.com
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