Hcct : Dakar la rebelle se radicalise et avertit (Yvon Mbaye)
 


Vraiment Dakar et ses populations n'adorent pas le "Roi". Après les élections locales, voilà encore, en ces compétitions relatives au Haut Conseil des Collectivités Territoriales, une occasion-plus, aux citoyens de la capitale, de tourner le dos au pouvoir en place. Une donne qui mérite de sérieuses réflexions.

                                        Enfoncé Par Ses Pairs
Pourtant, le chef suprême des tenants du pouvoir chez nous, avait bien et judicieusement flairé et compris l'intention des habitants de cette première ville de notre nation. Ce qui lui avait dicté la sage vision, de ne pas y investir de candidat-conseillers. Un choix plus que clairvoyant face à la réalité politique dans cette ville. Mais, ces collaborateurs comme le bavard et prolixe Seydou Guèye de la Médina, le prétentieux Diouf Sarr et son "ami", ce trouble-fête politique Yakham Mbaye, sans oublier l'indécis Malick Diop du Point E et ce désormais égaré de Ndoye du Plateau, lui ont fait croire à Papa Noël. " Dakar est maintenant dans notre poche "était une symphonie inachevée, à l'oreille de leur Président.

Hélas ! Khalifa Sall l'édile de la ville depuis 2009, épaulé par une coalition " And Taxawu Ndakaru " dans laquelle s'étaient inscrits le Pds de Wade et d'autres partis, a eu, une fois de plus, le dessus sur le camp gouvernemental. Qui à 48 heures du scrutin, posait une interrogation bien médiatisée, comme quoi " Comment et où passeront Khalifa et ses camarades pour gagner ces élections ? ". On a vécu la suite.

Aujourd'hui, à l'unanimité, il est avéré, au vu et à l'analyse des estimations annoncées depuis cette soirée du dimanche, 04 Septembre 2016, ce qui guette le pouvoir en place ne serait pas bon. Et pas du tout alors ! Comme l'ont été les vrais résultats du référendum (55% contre 45%), ceux de ces urnes d'il y'a quelques jours, augurent, de la même manière, un second tour à une élection présidentielle. Qui aujourd'hui devient déjà inévitable pour 2019. Et on sait qu'en Afrique, une telle étape n'est jamais favorable au candidat sortant.

                                      Dakar, Cheville ouvrière 
Qui gagne Dakar en ces années, est admis d'office à un second Tour d'une compétition présidentielle. C'est pourquoi, ce qui serait efficace pour notre opposition confondue, c'est de se concerter d'avantage. Afin de pouvoir, après une candidature plurielle limitée et raisonnable, au 1er Tour 2019, pousser le candidat sortant à un 2ème Tour, pour finalement l'abattre en commun. Si la complexité des egos de nos leaders est vaincue, cela est bien possible. 

Nous en avons vu, qui n'avait pas dépassé 26% au 1er tour, et qui aujourd'hui trône au plus haut sommet étatique, avec 65% des suffrages. Parce que tout simplement, toute l'opposition d'alors, les syndicats et la Société civile avaient vu du même côté.

Le même scénario peut bien se répéter. Car, les frustrations et les déceptions citoyennes assaisonnées de promesses jamais tenues et de la perpétuelle diffusion de chiffres, de statistiques et de bons points économiques archi-faux, ne sont pas pour des lendemains meilleurs. Le pouvoir en place est dans de beaux  draps.

Elhadj Yvon Mbaye
Journaliste-formateur
Tel : 77 179 19 38
 
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