Christine Lagarde loue le système de télépaiement des impôts du Sénégal qui aurait permis la réduction de l’ampleur 

 
 

Le programme du Fonds monétaire international (FMI) destiné à aider le Sénégal à se doter d’un système de télépaiement des impôts a permis une hausse du taux de pression fiscale et une réduction ‘’de l’ampleur de la fraude’’, a indiqué la directrice générale du FMI.

‘’Au Sénégal, le FMI a lancé un programme ciblé pour aider les autorités à adopter un système de télépaiement des impôts. Ce programme a contribué à augmenter le taux de pression fiscale et à réduire l’ampleur de la fraude’’, a déclaré Christine Lagarde, rapporte l’agence de presse sénégalaise, en donnant en exemple le Sénégal comme un des pays où les efforts de mobilisation des recettes portent leurs fruits.

Intervenant lors des journées européennes du développement à Bruxelles, en Belgique, Mme Lagarde affirme que Dakar et son institution ne se sont pas arrêtés en si bon chemin.

‘’En 2016, le FMI et le Sénégal ont organisé un +hackathon+ à Dakar, où les participants à des ateliers ont cherché des moyens créatifs de simplifier les obligations des contribuables’’, a-t-elle signalé dans un discours publié sur le site officiel du fonds, indique la même source.

Outre le Sénégal, la patronne du FMI a donné l’exemple de la Mongolie, un pays où ‘’430 grands entreprises génèrent 50 % environ des recettes fiscales’’.

‘’Les autorités ont demandé au FMI de les aider à renforcer le système fiscal. Nous avons travaillé avec elles pour améliorer la transparence et le respect des obligations fiscales. Après l’achèvement de ce programme, le service des grands contribuables enregistrait un taux de déclaration dans les délais de près de 100 %, et les contribuables affirmaient avoir retrouvé confiance dans le système’’, a-t-elle dit.

Selon elle, en 2016, le FMI a ‘’travaillé avec plus de 130 pays pour améliorer la mobilisation des recettes publiques’’.

‘’La demande de la part de nos pays membres augmente régulièrement. En 2016, 50 % de nos actions de développement des capacités en matière de finances publiques portaient sur la gestion des recettes et la politique fiscale. Nous prévoyons de redoubler d’efforts cette année, en nous concentrant sur les pays en développement’’, a-t-elle expliqué.

D’après Lagarde, ‘’dans les pays en développement, les impôts recouvrés représentent généralement entre 10 % et 20 % du PIB alors qu’en moyenne, dans les pays avancés, cette proportion est plutôt proche de 40 %’’.

Elle indique pourtant que ‘’des études réalisées par les services du FMI montrent que les pays en développement pourraient viser à recouvrir l’équivalent de 15 % du PIB pour améliorer leurs perspectives d’une croissance stable et durable’’.

Mais la réalité est que ‘’certains pays en sont encore loin’’, a déploré Mme Lagarde. ‘’En Somalie, les recettes fiscales représentent moins de 2 % du PIB, en République du Congo 6 % environ et en Afghanistan et au Myanmar, 7 à 8 % seulement’, déplore-t-elle.

Mais pour elle, le tableau est loin d’être totalement sombre. ‘’La bonne nouvelle, c’est que nous savons ce qui marche’’, a-t-elle souligné, donnant l’exemple de la Mongolie et du Sénégal.

 

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