Reportage: la vente de Café Touba, un commerce qui nourrit des familles


Reportage: la vente de Café Touba, un commerce qui nourrit des familles
Reportage: la vente de Café Touba, un commerce qui nourrit des familles

Il est 10 heures 30 du matin sur la voie de dégagement nord (VDN). Sur ce boulevard,  c'est le grondement des moteurs qui déchire l'atmosphère sous un soleil chaud . Un bonnet multicolore à la tète, avec une chemise bleue et un pantalon de la même couleur, Moustapha SECK tient un fourneau sur lequel est posé une marmite qui dégage une vapeur. Il est vendeur de café Touba. Il emprunte le long de la route et souvent intercepté par des clients. «Je suis dans ce métier depuis quatre ans et c'est mon gagne pain, je m'en sors pas mal car, je gagne environ 2500 francs CFA par jour », nous lance-t-il avec un air jovial.

Comme s'il ne sent pas les rayons accablants du soleil qui tapent sur cette grande artère, Moustapha est trop actif et a la facilité de manier les tasses, preuve de professionnalisme et d'expérience qu'il a dans ce métier nous semble-t-il. Toujours sur cette grande voie, S. GUEYE, un jeune tailleur dans son boubou « ndiakhasse » vient de se ravitailler d'une tasse de café Touba. «Avant d'aller au travail, je prends une tasse pour me réchauffer», nous déclare-t-il avant de pendre son bus «Dakar-Dem-Dikk».

Non loin de l'arrêt bus, un monsieur à la quarantaine lit minutieusement son journal  et une tasse contenant du café Touba à coté qu'il sirote de temps en temps. «Je prends ce produit depuis fort longtemps, c'est devenu une habitude pour moi et je peux dire que je suis même un accro», nous confie-t-il avec une voix tremblante peux être a cause du vent qui installe toujours ses baluchons sur cette grande artère.

Poursuivant  toujours cet itinéraire, notre attention est prise par une odeur parfumée de café Touba qui nous vient d'une vieille cantine implantée dans un angle prés d'une intersection. A  un jet de pierre on a toujours du mal à distinguer le gérant  de cette petite boutique à cause de nombreux clients qui se pointent devant pour se satisfaire de ce liquide noir. Mais c'est qu'après s'être renseigné qu'ils nous cèdent une place afin de pouvoir observer ce lieu. Dans son boubou «Bayelahat », un cure-dent à la bouche M. NDAO est devant un grand thermos rempli de chaud café Touba.

L'air occupé il n'a même pas le temps de saisir nos questions. Ce jeune est serein malgré le brouhaha que font les clients par des « donne moi une tasse ! » par si et par là. Vingt minutes enfin Baye Fall est disponible après s'être excusé pour longue attente relevant ses grandes manches de son boubou « Bayelahat » d'une manière majestueuse. Même son de cloche chez lui « je tiens cette quantité  depuis six ans et je vends seulement du café Touba du matin au soir », déclare-t-il en nettoyant les tasses.

Mais n'empêche qu'il soit souvent dérangé par un client. Et devant le petit comptoir une jeune dame à la trentaine bien habillée dans son jean et un body noir avec un sac à main vient acheter du café chez Baye Fall. Même constat chez elle, « je prends le café Touba chaque matin c'est mon petit déjeuner », nous dit-elle avant de s'engouffrer dans ce beau monde attendant le car. Dans  cette même d'idée ce jeune homme sous couvert de l'anonymat nous fais savoir qu'il ne peut pas rester une journée sans prendre du café Touba avec un air sérieux. Mais sur le plan du revenu Baye Fall nous livre son secret « je gagne quatre mille cinq cent (4500 FCFA) par jour».
 
Badara SENVIDEO
 
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