Ibrahima Sonko : 'Pourquoi j'ai tardé à répondre à l'appel des ‘Lions'
 
A Bignona où il remettait, avant-hier lundi, un lot d'équipements aux Espoirs de Bignona (D2), Ibrahima Sonko a dit toute sa fierté de porter le maillot de l'équipe du Sénégal. Une équipe capable, selon ce natif de la capitale du Fogny, d'aller en coupe du monde avec ses nombreuses potentialités. Entretien.

Wal Fadjri : Vous venez de remettre du matériel sportif à l'équipe des Espoirs de Bignona. Quel est le sens de cette action et peut-on s'attendre à sa multiplication ?

Ibrahima Sonko : J'ai vécu toute l'année avec Daniel Bocandé (Ndlr : ancien joueur de Metz, fils de Jules Bocandé et natif de cette région). On n'a pas cessé de parler de la situation des jeunes en Casamance. Cela nous a amené à initier cette action puisqu'en Europe, on a la possibilité d'avoir les équipements qu'il faut pour aider ces jeunes. Ce que j'ai fait est un premier geste, étant entendu que le Casa Sports (D1) aussi a besoin de soutien. Nous allons nous arranger pour multiplier de telles initiatives.

Wal Fadjri : Qu'est-ce que vous avez envie de conseiller aux jeunes qui veulent tenter l'aventure professionnelle en Europe ?

Ibrahima Sonko : Pour ne pas mentir, je dirai que ce n'est pas du tout facile. Il faut aller en Europe sur des bases très claires, avoir un contrat en bonne et due forme. J'ai connu des gens qui sont partis sans des clauses claires et qui se sont malheureusement retrouvés dans des situations de sans-papiers. Ce que je conseillerai aux jeunes footballeurs, c'est de partir avec un contrat signé avec un club reconnu avant tout départ.

Wal Fadjri : Qu'est-ce que la présence de Jules François Bocandé vous apporte-t-elle en équipe nationale ?

Ibrahima Sonko : Bocandé est comme un père pour moi. En dehors du fait que je vis avec son fils Danny (Daniel Bocandé), il ne cesse de me donner des conseils. Il m'a beaucoup remonté le moral lorsque j'ai été relégué au banc des remplaçants pendant toute la coupe d'Afrique (2008) en me disant : ‘Prends ton temps. C'est arrivé à beaucoup de joueurs. Un jour, tu auras ta chance'. Et ses conseils m'ont beaucoup aidé.

Wal Fadjri : Vous venez de boucler avec les ‘Lions' les quatre premiers matches des éliminatoires Can et Mondial 2010. Croyez-vous aux chances du Sénégal d'aller une nouvelle fois en coupe du monde ?

Ibrahima Sonko : Nous avons une bonne équipe avec beaucoup de jeunes, encadrés par des anciens. Le groupe vient donc de se former. Je pense que ce qui s'est passé à Dakar est regrettable (Ndlr : les ‘Lions' ont encaissé un but à la dernière minute du match contre le Liberia remporté par 3 à 1). Cela nous a fait très mal. Mais, tout le monde est déterminé à faire quelque chose pour aller en coupe d'Afrique et à la coupe du monde. Nous avons les ressources qu'il faut pour ça.

Wal Fadjri : Vous avez marqué samedi dernier contre le Liberia votre premier but avec l'équipe nationale du Sénégal. Qu'est-ce que cela vous fait ?

Ibrahima Sonko : Cela m'a fait beaucoup plaisir d'inscrire un but dès ma seconde titularisation. Les choses ne pouvaient pas mieux commencer pour moi. Il m'est même très difficile de décrire ce que j'ai ressenti après ce but.

Wal Fadjri : Vous avez vécu environ un mois ensemble. Quelle ambiance règne en ce moment au sein de la ‘Tanière' ?

Ibrahima Sonko : Il y a une bonne ambiance, tout se passe bien. Les jeunes et les anciens s'entendent très bien.

Wal Fadjri : Vous avez mis du temps à répondre favorablement à la convocation de l'équipe nationale. Peut-on savoir ce qui vous faisait hésiter ?

Ibrahima Sonko : J'avais besoin de temps pour me préparer. J'avais aussi besoin de m'assurer dans mon club (Ndlr : Reading, relégué cette saison de Premiership à la Division One). Il fallait d'abord confirmer ma place avant de venir à l'aventure ici. J'étais venu ici à l'époque de Guy Stephan quand j'étais avec les Espoirs. On était partis en Gambie, je n'avais pas joué. Après, on ne m'a pas beaucoup appelé. Depuis lors j'ai décidé de consacrer plus de temps à ma carrière. Cela a été un bon choix, Parce qu'avant d'être appelé en équipe nationale et de jouer les premiers rôles, il faut d'abord prouver quelque chose dans son club. Pour que l'équipe nationale soit accessible, il faut être dans un grand club.

Wal Fadjri : Avec le recul, pensez-vous avoir fait le bon choix en jouant pour le Sénégal ?

Ibrahima Sonko : Le choix pour le Sénégal a été fait depuis longtemps. C'était juste une question de temps. Aujourd'hui, je suis dans un groupe où l'entente est cordiale. La déconvenue au Ghana à la dernière coupe d'Afrique des nations a servi au moins à quelque chose. Elle nous a rassemblés. Et je suis très bien dans ce groupe qui a de l'ambition.
 
Source - wal fadjri
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