Commémoration du rappel à Dieu du fils de Bamba : Les souffrances secrètes des grands orphelins de Serigne Saliou


Parfois, leurs bolides font barrière, les vitres teintés mystère. Souvent, ils ont l'air hautain, très éloignés de la foi du peuple, qui les mate d'en bas, leur souhaitant de se briser les ailes. Ils peuvent être sujets des pires médisances, sans aucune conscience. Mais ces «Grands», soit par le sou ou par le poste, sont des hommes parfois simples. A l'opposé des idées reçues et des vérités toutes faites. Des fantasmes et du fantasque. Certains d'entre eux sont même des ascètes, des talibés tout court, plus sobres que les macchabées. Et dans cette caste si particulière de Sénégalais d'en-haut, aux actes simples et gestes nobles, il y en a beaucoup qui ont fait allégeance à Serigne Saliou Mbacké, le cinquième Khalife de Touba. Avec qui ils ont vécu des moments secrets, des choses ineffables. Profitant de la commémoration de l'anniversaire du rappel à Dieu du saint-homme, quatre d'entre eux ont accepté de lever un petit coin du voile qui entoure leur mystérieux compagnonnage avec Borom Ndiouroul. Entre secrets et souffrances, Samuel Sarr, Cheikh Kanté, Cheikh Amar, Me Ousmane Sèye, ces grands orphelins de Serigne Saliou, se sont confiés à L'Obs.


Commémoration du rappel à Dieu du fils de Bamba : Les souffrances secrètes des grands orphelins de Serigne Saliou

CHEIKH KANTE, DG DU PAD

«Serigne Saliou, mon sauveur»

 

Son histoire avec Serigne Saliou est toujours restée un secret. Un grand mystère dont seuls quelques rares proches ont réussi à lever un coin du voile. Si pour Serigne Saliou Cheikh Kanté a été un talibé dévoué, un fils prévenant, pour Cheikh Kanté, le cinquième Khalife de Serigne Touba a été son «sauveur». Le mot est fort, mais le diluer ferait tort. C'est lui, Serigne Saliou, le magnanime Khalife de Bamba, qui a sorti le jeune chenapan Cheikh Kanté des ténèbres pour lui faire voir la lumière. Pour le présenter à Khadimou Rassoul, le serviteur éternel du Prophète Mohamed (Psl). «Vous savez, c'est difficile de parler de mes relations avec Serigne Saliou», explique d'emblée le Directeur du port, la gorge nouée. Mais face à notre insistance, Cheikh Kanté, qui vit une journée triste à chaque anniversaire du rappel à Dieu de Serigne Saliou, évoquera, quelque peu, ses rapports très étroits avec le saint-homme. «Serigne Saliou m'a tout donné, raconte-t-il, le débit lent. Il a été très présent dans ma vie et jamais, jusqu'à son rappel à Dieu, je ne suis resté une semaine sans le voir. Vous conviendrez avec moi que quand on perd une personne aussi son proche, on a forcément mal. Serigne Saliou, je suis parti le trouver partout où il a été. Nos relations étaient très profondes. Il m'a confié des missions qu'on ne confie qu'à une personne en qui on a une totale confiance. Mais il y a des choses qu'on ne peut pas révéler dans un journal. Qu'on ne peut même pas dire à un membre de sa famille, à son fils ou à sa femme. Mais retenez que Serigne Saliou est mon sauveur. Sauveur, ce mot englobe tout.»

 

Sur comment il commémore l'anniversaire du décès du saint-homme, le Dg du port explique : «Permettez-moi de ne pas trop parler de cela. C'est un peu intime. Tout ce que je peux vous dire, c'est que je prie tous les jours pour qu'Allah fasse rayonner la lumière de Serigne Saliou sur le monde. J'organise presque tout le temps des récitals du Saint Coran en sa faveur. C'est vrai que la date du 28 décembre, le jour de son rappel à Dieu, exaspère ce sentiment de manque et de tristesse que nous vivons depuis son départ, mais Serigne Saliou ne nous a, en fait, jamais quittés.»

PAPE S. NDOUR

 

CHEIKH AMAR, PDG DE AMAR HOLDING

«Le vide qu'il m'a laissé...»

 

«Depuis le rappel à Dieu de mon guide éclairé, Serigne Saliou Mbacké, je me console de la présence de son Khalife, Serigne Cheikh Saliou. Il m'arrive de sentir un énorme vide parfois, de vivre des moments de solitude intérieure et pour ne pas trop en souffrir, je me rends auprès de Serigne Cheikh Saliou pour reprendre mes esprits. Je ne veux pas penser à l'anniversaire du rappel à Dieu de cet homme de Dieu, pour ne pas revivre ma terrible journée du 28 décembre 2007. D'ailleurs, je calcule la date à partir du calendrier hégirien. Et elle coïncide à la semaine qui suit la Tabaski. Mais, comme il est de coutume que l'anniversaire soit célébré tous les 28 décembre, j'ai rassemblé du monde chez moi pour la lecture du Coran et des Khassaïdes. A touba également, dans certains daaras, des séances de prières ont été organisées. Aussi, des dons ont été faits aux nécessiteux. Rien n'est de trop pour rendre hommage à Serigne Saliou Mbacké. Tout le monde sait que je lui dois ma réussite. C'est grâce à lui que je suis revenu au Sénégal, après un long séjour en France. Personne ne peut imaginer à quel point il a influé sur la marche de mes affaires. Il a toujours soutenu et je continue de sentir son soutien et accompagnement dans tout ce que je fais dans la vie. C'est pourquoi je refuse de me considérer comme un orphelin. Il est toujours là avec moi. C'est sa présence physique qui me manque, mais je le sens au fond de moi-même et toujours. Il m'a laissé avec des secrets que je ne vais jamais révélés et à chaque fois que je me retrouve devant certaines situations, j'en fais usage et tout se règle. Parfois, je me dis que je suis le seul à connaître la vraie valeur de Serigne Saliou, mais... (il ne termine pas la phrase). Si j'ai entrepris des travaux de grande envergure dans la mosquée de Touba, c'est sous sa direction. J'ai refait la climatisation intérieure et changé les portails pour copier ce qui se trouvent à Médine, à la mosquée du Prophète Mohamed (PSL). Même s'il sent tous les actes que je pose pour le Mouridisme, je regrette qu'il ne soit pas là quand je vais équiper la mosquée de Touba de parasols comme ceux de Médine.»

NDIAGA NDIAYE

 

SAMUEL SARR, ANCIEN MINISTRE DE L'ENERGIE

 

«Le complot déjoué à l'Assemblée nationale grâce à Serigne Saliou»

 

«Vous comprenez qu'il m'est difficile de parler de Serigne Saliou, surtout de nos relations personnelles. Je peux seulement dire qu'il est en moi et y restera toujours. Comme à chaque fois, je ressens un sentiment ineffable, le jour de l'anniversaire de son rappel à Dieu. C'est comme si le ciel me tombait encore dessus. Aujourd'hui (hier : Ndlr) encore, je me suis réveillé le cœur gros, je revis des moments très pénibles de mon existence (...) D'ailleurs, au moment où beaucoup de gens célébraient les fêtes de Noël à Dakar, les 23, 24 et 25 décembre, j'étais dans ses champs de Lagane, avec plus de 1500 talibés, pour faire le travail. Je n'attends pas le jour de l'anniversaire de son rappel à Dieu pour me souvenir de lui. Mes prières pour lui sont permanentes. D'ailleurs, le 28 de chaque mois, j'organise des séances de récital de Coran. Mais aujourd'hui, exceptionnellement, des séances de récital de Coran ont eu lieu au domicile de Borom Darou (frère de Serigne Modou Kara) où une cinquante de «ndongos» ont passé la journée à lire le Coran et les Khassaïdes. Le même dispositif de prières est aussi déployé à Touba. Sans compter les mets et autres cadeaux faits pour lui. Je dois tout à Serigne Saliou qui m'a sauvé devant plusieurs situations. Je me rappelle en 1993, quand j'ai été cité dans le meurtre de Me Sèye, il m'a envoyé, le jour même, Matar Diakhaté en prison, pour m'apporter son soutien. Cela m'a été d'un grand réconfort. Il m'avait dit que j'avais la mission de rester en prison pour un an et deux mois et je me suis préparé à cela. D'ailleurs, c'est après ce délai que j'ai été blanchi et élargi. En 2008, alors que j'étais ministre de l'Energie, un complot avait été ourdi à l'Assemblée nationale pour m'humilier. Pendant 6 heures, plus de 40 Parlementaires se sont acharnés sur moi et c'était en direct à la télévision. Peu avant que je ne prenne la parole pour m'expliquer, Serigne Saliou m'est apparu et m'a transmis une force que je ne peux expliquer. Ce jour-là, Me Wade qui était à Chicago, a même appelé pour demander qu'on arrête le lynchage dont je faisais l'objet, mais j'ai exigé qu'on poursuive les débats, car j'avais reçu une force qui m'a permis de répondre à toutes les questions et même de renverser la tendance après la plénière. Il faut le vivre pour le savoir.»

NDIAGA NDIAYE

 

Me Ousmane Sèye, avocat à la Cour

«Serigne Saliou, la prière de l'aube et moi»

 

Serigne Saliou, je l'ai rencontré pour la première fois à Ndiapandal, mais c'est à Touba que j'ai fait mon acte d'allégeance. Je ne me rappelle pas l'année exacte. Il faut juste savoir que mon fils qui porte son nom passe le baccalauréat cette année, il est né en 1998 et je me suis marié beaucoup d'années après avoir fait acte d'allégeance. Après la naissance de mon fils, Serigne Saliou Mbacké Sèye, le marabout l'a béni à Khelcom et le jour du baptême, il m'a envoyé une forte délégation. Je l'ai vu pour la dernière fois en 2007, alors que je devais aller accomplir le pèlerinage à La Mecque. Je me suis rendu auprès de lui en compagnie de ma femme et de mon fils, pour recueillir ses bénédictions. Quand j'ai demandé à le voir, on m'a fixé rendez-vous un mercredi à 9 heures. Il devait recevoir deux personnes ce jour-là. Cheikh Béthio Thioune et Serigne Saliou Touré.

Quand je suis arrivé chez le marabout, Serigne Saliou Touré en sortait et Cheikh Béthio arrivait. C'est ainsi que Serigne Saliou a demandé à Cheikh Béthio Thioune de m'appeler, ainsi que ma femme et mon fils. A cette époque, sa main lui faisait mal et il ne serrait la main à pratiquement personne et quand je suis venu, Serigne Saliou m'a tendu la main. Cheikh Béthio s'est écrié : «Am nga lou kéne amoul si Serigne bi (le marabout t'a accordé une faveur spéciale)». J'étais venu pour lui dire que j'allais à La Mecque et que mon fils, lui, devait se rendre au Canada pour poursuivre ses études. Il a prié pour nous. Et quand nous sommes sortis, il m'a encore rappelé. Et une fois seul avec lui dans la chambre, il m'a demandé de tendre encore les mains pour d'autres prières.

J'ai une maison à Touba, à Dianatoul Mahwa, c'est lui-même qui me l'a offerte. Et mon fils avait proposé que je fête mon retour de La Mecque dans cette maison de Dianatoul Mahwa. Quand je suis revenu, mon fils me rappelle cette promesse et malheureusement, le saint homme a été rappelé à Dieu le même jour à 4 heures du matin. Mes rapports avec Serigne Saliou étaient très forts. Quand il envoyait Serigne Makhtar Diakhaté à Dakar, il logeait chez moi à Sacré-Cœur. Il me convoquait souvent à Touba et à chaque fois, il me demandait de me mettre juste derrière lui pour la prière de l'aube. Et cela s'est répété plusieurs fois. Maintenant, il m'arrive de me rendre à Touba durant les week-ends pour me recueillir, pendant de longues heures, sur sa tombe et de passer le reste du temps à mon domicile à Dianatoul Mahwa.

Il faut que je rappelle que mes enfants sont actuellement au Canada, ils ont mis en place des daahiras Serigne Saliou là-bas. A chaque anniversaire de sa disparition, j'organise de grands récitals du Saint Coran et de khassaïdes en sa faveur. De grands chanteurs comme Mouhamed Niang, Fallou Guèye, Mor Anta Seck de Lamp Fall FM et tant d'autres, viennent chaque année chez moi pour animer cette nuit dédiée à Serigne Saliou. Cette année encore, j'ai organisé une veillée de récital du Saint Coran et de khassaïdes à son intention. Je suis un orphelin de Serigne Saliou, tout comme mes enfants.»

Makhaly Ndiack Ndoye

 

TEMOIGNAGE

Les fiches de renseignement de Gora Dièye, chambellan et chauffeur de Serigne Saliou

 

CHEIKH AMAR : «Les tracteurs, l'argent et le Adiya»

 

«Tous ses parents sont des talibés de Serigne Touba, mais sa relation avec Serigne Saliou a commencé quand il était en France. A l'époque, quand il a su qu'il fallait des tracteurs pour les champs de Khelcom, il a envoyé un nommé Cheikh Anta de Darou Salam remettre 6 engins à Serigne Saliou, en guise de «adiya (don)». En partant, Serigne Saliou a demandé à Cheikh Anta de dire à Cheikh Amar de venir le voir, une fois au Sénégal. Quand il est venu voir le marabout, il lui a dit qu'il avait reçu le «adiya» et qu'il en était très heureux. Ils ont discuté et il s'est trouvé que Serigne Saliou connaissait toute la famille de Cheikh Amar. Et depuis ce jour, Cheikh Amar qui est revenu par la suite s'installer au Sénégal, n'a plus jamais quitté le marabout.

D'ailleurs, une fois, Serigne Saliou a voulu faire une commande très importante de tracteurs et quand il a appelé Cheikh Amar pour lui confier le marché ce qu'il a accepté naturellement. Et quand les tracteurs ont été livrés, Serigne Saliou lui a demandé combien d'argent il avait dépensé. Cheikh Amar lui a dit qu'il en faisait un «adiya». Le marabout lui a rétorqué qu'il avait une famille à entretenir et que ce n'était pas possible qu'il travaille à perte. Et Cheikh Amar de lui dire qu'il avait juste besoin de ses prières. Serigne Saliou a beaucoup prié pour lui et c'est ce qui est à la base du succès de ses affaires. Ils étaient vraiment proches. Cheikh est un vrai talibé de Serigne Saliou.»

 

CHEIKH KANTE : «L'envoyé spécial à Sarsara pour récupérer les effets personnels de Bamba»

 

«Cheikh Kanté parti en Mauritanie et y a rencontré un homme de Dieu du nom de Cheikh Yacoub. Ce dernier lui a dit de retourner au Sénégal et d'aller à Touba faire acte d'allégeance à Serigne Saliou Mbacké. Il lui avait dit : «Vas le voir, ton avenir est entre ses mains !» Et quand il est revenu au Sénégal, il s'est vite exécuté. Il était encore jeune et ne connaissant pas bien Touba, il s'est rapproché d'une connaissance qui lui a indiqué ma personne. Il est venu me voir et m'a dit qu'il souhaiter rencontrer Serigne Saliou. Je lui ai tout naturellement mené à lui. Le marabout l'a reçu et Cheikh Kanté lui a raconté son voyage en Mauritanie, avant de lui faire acte d'allégeance. Ce jour a marqué le début de leur relation. Et du vivant de Serigne Saliou, Cheikh Kanté venait systématiquement tous les samedis rendre visite à Saliou. Que l'on soit à Touba, Ndiapandal, Khelcom ou ailleurs, il était toujours là. Il avait dit au marabout qu'il avait deux jours de libre à savoir le samedi et le dimanche et qu'il lui consacrerait le samedi et à sa famille le dimanche.

Un jour il est venu remettre au marabout une somme d'argent que je n'ose même pas révéler, je pense qu'à l'époque, il était déjà Directeur général d'une grande entreprise et le marabout touché par le geste de Cheikh lui a lui a recommandé de garder l'argent pour lui et sa famille. Mais Cheikh Kanté lui a répondu qu'il était la chose la plus importante de sa vie et qu'il lui devait tout. Serigne Saliou a beaucoup prié pour lui et lui faisait une totale confiance.

D'ailleurs quand le marabout a voulu rapatrier les manuscrits et effets personnels de Serigne Touba qui étaient restés à Sarsara (Mauritanie), c'est Cheikh Kanté qu'il a mandaté. Quand Cheikh Kanté est revenu, le marabout qui était tellement satisfait, lui a demandé ce qu'il voulait comme cadeau et Cheikh lui a répondu que des prières suffiront. Il n'en parle pas beaucoup, mais Cheikh Kanté était l'un des talibés les plus proches de Serigne Saliou.»

 

SAMUEL SARR : «Le fils de Serigne Saliou qui dormait à même le sol à Touba»

 

«Il a aussi fait son acte d'allégeance à Serigne Saliou très tôt. Samuel, bien qu'ayant l'air très réservé, est un talibé intraitable. Il a toujours vécu pour le fils de Serigne Touba. Il lui a confié toute sa vie. Il a fait acte d'allégeance à Serigne Saliou quand il était encore élève et qu'il faisait la navette entre la Gambie et le Sénégal. C'est un vrai talibé. Un fidèle parmi les fidèles. Samuel, je l'ai vu plusieurs fois passer la nuit par terre, à même le sol à Touba, chez Serigne Saliou. Il a dormi sur des nattes, sous des arbres. Samuel, c'est le fils de Serigne Saliou. Je me rappelle le jour où il le réconciliait à Wade. Mais on ne peut pas tout dire.»

 

«Mahawa Sémou Diouf a fait acte d'allégeance à Serigne Saliou quand il était élève»

 

«Son père et Serigne Saliou ont cheminé ensemble. Il a fait acte d'allégeance à Serigne Saliou quand il était élève. Il venait tout le temps voir le marabout, accompagné de son ami, Mbaye Ndao qui travaille aux impôts et domaines. Serigne Saliou considérait Mahawa Sémou Diouf comme son propre fils. Mahawa était tellement proche du Khalife et tellement simple, malgré son statut de magistrat, que nous des talibés de Serigne Saliou et qui vivaient dans la maison, avions de très bonnes relations avec Mahawa Sémou, qui est un homme bien. Quand il était en service à Diourbel, à chaque fois que Serigne Saliou partait à Diourbel pour y passer un mois, je logeais chez Mahawa Sémou Diouf.»

 

«Serigne Saliou a octroyé à Baba Diao un champ de 8 km2»

C'est quand le marabout est devenu Khalife général des mourides que leur relation a débutée. Il avait besoin de prières et on l'a mis en rapport avec moi. Il m'a appelé au téléphone et on s'est fixé un rendez-vous chez moi. J'en ai parlé au marabout qui a accepté de le recevoir. Il s'est entretenu avec le marabout et Serigne Saliou lui a dit qu'il considérait comme un membre de sa famille. Un jour, Baba Diao est venu lui dire qu'il voulait travailler pour lui, Serigne Saliou lui a dit qu'il était déjà très satisfait de leur relation, mais Baba Diao a insisté, en disant au marabout, qu'il voulait une partie de terre à Khelcom, qui lui servira de champ et qu'il allait cultiver lui-même. Serigne Saliou lui a octroyé 8 km2, sur demande de Baba Diao. Il ne l'avait jamais fait pour personne. Baba Diao a amené tout le matériel nécessaire à Khelcom et a cultivé le champ pendant 4 ans. A un moment, Serigne Saliou lui a demandé d'arrêter en lui disant qu'il partageait le champ avec les mourides.

«Me Ousmane Seye n'avait pas de sens interdit dans la maison de Serigne Saliou»

 

«Ses parents ont cheminé avec Serigne Saliou à Saint-Louis. Il s'est toujours fait discret. C'est un talibé et proche de Serigne Saliou. Tous les mois, il venait une à deux fois voir le marabout. Et à chaque fois, le marabout l'accueillait à bras ouvert. Il n'avait pas de sens interdit dans la maison de Serigne Saliou. Il y venait quand il le voulait et il était toujours bien accueilli.» 

 
Badara SENVIDEO
 
 
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